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pOnt

association loi de 1901
"la réalisation et la diffusion de la musique sous
toutes ses formes, particulièrement en jonction avec d'autres arts"
vous êtes...
un
mairie, une commune, un quartier
une bibliothèque
ou une librairie
un particulier
fortuné ou un lieu patrimonial
nous écrire :
pont@association-pont.org
dernière mise à jour :
le 26 nov. 2007
lien vers : Blues
Petrole
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regard par-dessus l'épaule
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delmas.fr
les liens du site
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avant-propos
(2004-2005)
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La Ville
d’Eybens se dote d’un auditorium.
C’est un investissement
lourd, solide, en matière, au service de l’immatériel : la
musique, le texte, le spectacle. Dans le même mouvement
la Ville
d’Eybens agrandit la bibliothèque et la salle d’expositions.
Ce n’est pas simplement
un équipement de plus dans l’agglomération, c’est un centre de
gravité au service de tous les habitants, lecteurs, amateurs d’art,
musiciens et auditeurs.
L’inauguration doit refléter
ce parti pris : un travail en profondeur et sur la durée avec les
habitants de
la Ville
a donné lieu à un spectacle étonnant, grand, chaleureux, émouvant et
drôle, en un mot humain.
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Le travail que nous présentons ici est un travail « sur le terrain »,
le terrain humain et le terrain physique de
la Ville
d’Eybens.
De
quoi parle « à travers l’estuaire » ?
« à travers l’estuaire » parle de l’entrée dans
l’adolescence : l’entrée d’un enfant dans l’adolescence est pleine
d’incertitudes et de remises en question de sa propre capacité à faire face
à l’inconnu. Cette frayeur est aussi celle que nous vivons dans notre époque,
également pleine d’incertitudes et de remises en question. Comme des enfants,
nous sommes confrontés à des situations inouïes.
« à travers l’estuaire »
montre un enfant qui se découvre capable de faire face aux situations
qui se présentent à lui. Ses armes sont la détermination, le sentiment
d’urgence, le raisonnement, la capacité à s’adapter, la chance,
l’humour.
Marick est un enfant d’une douzaine d’années. Son histoire est dérivée
de l’Odyssée d’Homère. Perdu dans l’estuaire d’un fleuve, il vit un
voyage initiatique, pendant lequel il rencontrera différents personnages,
animaux ou monstres, symboliquement rattachés aux éléments essentiels :
l’eau, le feu, l’air, la terre, le bois, le métal. De ces rencontres Marick
ne gardera qu’une série de petites cicatrices à la base de son cou, et une
confiance en lui nouvelle :
« Maintenant, je ne sais toujours pas où je vais,
mais je sais que je peux y aller seul »
Pourquoi cette proposition ?
Le citoyen ordinaire, habitant de la cité, se sent souvent
éloigné de l’art. Or la pratique de l’art offre à la personne une
occasion de se penser comme acteur de la collectivité, en conscience, dans une
action gratuite, non utilitaire, et pourtant publique et valorisante.
De même, les bâtiments où l’art se fabrique et se
montre sont souvent, comme la plupart des bâtiments publics, sacralisés, éloignés
du quotidien, voire ignorés ou détestés. Il est important que les habitants
adoptent et occupent leurs lieux publics.
La construction, puis l’inauguration de l’auditorium
nous semblent deux occasions précieuses de mettre en scène ce rôle du
citoyen-acteur.
Le
déroulement
La première phase du projet a consisté en un repérage
approfondi des ressources humaines, associatives et organisationnelles de
la Ville
d’Eybens. Il s’est agi ici d’établir un réseau avec ses relais afin de
pouvoir donner la possibilité à un maximum de personnes et groupes d’être
concernés :
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associations
culturelles, sportives, de quartier, retraités,
participants à l’année de la citoyenneté ont
été impliqués, plus de 600 participants.
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La deuxième phase du projet a été celle de
l’implication de ces groupes ou personnes repérés dans des processus de
rencontre et d’action.
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filmage, sur des règles du jeu simples et déterminées par le vidéaste,
la Ville
et les groupes concernés,
d’Eybinois s’adressant à la caméra
(« vidéomaton ») ;
ces tournages seront ensuite la propriété commune des
groupes en question, de
la Ville
d’Eybens, et du projet « à travers l’estuaire », qui pourront
éventuellement en faire trois usages différents ;
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photographies de la ville réalisées par des habitants sous la direction
d’une photographe ;
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ateliers de lecture en direction des lecteurs, ateliers de théâtre en
direction des enfants et des jeunes adultes comédiens, travail sur mesure du
compositeur avec les musiciens… en vue de la préparation du spectacle ;
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bien entendu, écriture du texte et de la musique.
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La troisième phase du projet a été celle de la réalisation
finale du spectacle, répétitions, construction, mise en scène, représentations.
A chaque étape sont intervenus autant que possible des groupes et associations
eybinois.
Au total 1200 spectateurs ont assisté à la représentation de ce spectacle
itinérant d'une durée d'une heure.
Loin des modes, mais proche de la réalité des lieux et des
préoccupations de l’art contemporain, « à travers l’estuaire »
a emmené dans la durée les participants au fil d’une aventure complète de
préparation et de réalisation, qui leur laissera des traces.
Les énergies et les compétences des habitants ont été
suscitées, fédérées et canalisées dans un travail collectif.
Pour autant, le spectacle résultant devait présenter des
garanties professionnelles de qualité : dans ce but, ce projet a présenté
une équipe d’encadrement :
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Etienne
Delmas, conception, texte et musique
Compositeur, Etienne Delmas « est un constructeur dans l’espace sonore fasciné par les arts
plastiques. De courtes séquences se répondent, se déduisent subtilement
les unes des autres. Il ne déteste pas les sons extrêmes ni les parodies grinçantes. Proche du Hörspiel, la voix ou
plutôt la parole, l’électronique et une belle et proche théâtralité
de performance sont parmi ses terrains d’exploration. » Michel
Thion in « la musique contemporaine (en
France en 1994) » chroniques de l’AFAA.
Ecrivain, il a publié
en 2003 « Son île » (le Hêtre Pourpre, éditeur), sa pièce
« Je suis là pour la nuit »
(Castells 2006) a été créée au théâtre en juin 2004.
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Anne-Marie
Louvet, images fixes
Photographe, Anne-Marie Louvet scénarise
ses images et réalise des installations. Elle utilise de nombreux
supports, papier bien sûr, mais aussi transparents, verre, tissus et
toiles non tissées. Une grande partie de son travail traite de l’être
humain dans son environnement, usine, quartier, mais aussi pampa ou fleuve
d’Amazonie. Elle a réalisé l’installation « Entre l’eau et
la lumière » pour les 50 ans d’EDF.
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Pierre
Garbolino, images en mouvement
Vidéaste, Pierre Garbolino réalise
des installations et des documentaires. Il développe un travail autour du
« vidéomaton », à travers lequel il propose à des personnes
variées des règles simples de tournage. A travers cette rencontre la présence
à l’image de la personne filmée prend sa force. En 2003, il a présenté
avec Etienne Delmas le concert-installation «
la Madame
au Collant Rouge », pour 3 chanteurs lyriques et 3 images vidéo
sonores.
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Philippe
Veyrunes, lumière
Créateur lumière,
plasticien, Philippe Veyrunes met
en lumière des spectacles de danse, de la musique, des musées et des
installations. Il utilise autant le projecteur de théâtre que
l’ampoule électrique domestique ou la fibre optique. En 2003, il a réalisé
une installation en plein air avec cent vingt flambeaux, «
la Peinture
du Manège ».
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Sylvie
Cleyet, mise en scène
Metteur en scène, Sylvie
Cleyet travaille volontiers avec
des amateurs. Formée au théâtre du Soleil, elle transmet sa vision
d’un théâtre qui repose sur l’acteur. Elle introduit une bonne dose
d’humour dans ses spectacles. En 2002, elle a mis en scène « Quelqu’un
pour veiller sur moi », avec des professionnels, et « Graal-Théâtre »,
avec des amateurs.
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Anna
Leone, costumes
Anna Leone réalise des
costumes pour des spectacles de danse. Formée elle aussi au théâtre du
Soleil, elle travaille avec le recyclage, le détournement et la
transformation d’objets intégrés au costume.
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Michèle Richard et Rachel
Magnin, coordination et suivi de production
Michèle Richard
est chargée de production à l’association pOnt, Rachel Magnin
est permanente de l’association pOnt.
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association
pOnt, structure administrative
L’association pOnt, créée
en
1990, a
pour vocation la réalisation de projets dans lesquels la musique est mariée
à d’autres arts. Elle a produit des spectacles comme «
la Madame
au collant rouge » en 2003, des installations comme « dans les
Bruits du Monde » en 2000, ou « Têtes Brûlées » en
1990, des évènements comme la soirée des vœux du Président du Conseil
Général de l’Hérault en 2001.
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| le
spectacle |
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| Le spectacle sort aujourd’hui de ses
cadres de représentation traditionnels, salles et théâtres. « à
travers l’estuaire » participe de cette esthétique : le
public est invité à une déambulation qui renforce le scénario basé
sur le voyage. Les spectateurs, par petits groupes, suivent
l’action et se déplacent avec elle d’un épisode à l’autre.
Plusieurs itinéraires sont proposés simultanément.
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| La déambulation, outre sa modernité et
sa cohérence avec le lieu et le sujet, permet de répondre techniquement
à la présence d’un public de 2000 invités à l’inauguration. |
entendre
"vers la Ville"
.mp3
2Mo |
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| « à travers l’estuaire »
est un conte musical en déambulation, d’une durée d’une heure. Il se
déroule dans divers lieux de « l’Odyssée » : le
parvis, le hall, les deux salles les plus grandes de l’école de
musique, la salle d’exposition, la bibliothèque, sa nouvelle extension,
l’auditorium (où se passera l’épisode le plus spectaculaire - direction
de l'orchestre: Bruno Peterschmitt), la salle de répétitions, le
parc, le restaurant (où sont servies les agapes du retour et des
retrouvailles). Le déplacement d’un lieu fixe à l’autre fait partie
intégrante de l’histoire et du spectacle. |
entendre
"le Rat"
.mp3 3Mo
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Le récit
de « à travers l’estuaire » n’est pas linéaire :
comme nos souvenirs ne sont pas toujours datés et peuvent se présenter
à nous en désordre, l’ordre des épisodes n’est pas fixe. Cette
notion fait partie de notre monde : dans l’Internet, c’est le
lien hypertexte.
Le texte lui-même est fait
de mots simples, faciles à mettre en bouche, sonores. Inspiré autant des
formes classiques immémoriales (théâtre antique, nô) que du livre
d’images pour enfants, il exprime avec simplicité les états, les
intentions, les actions.
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entendre
"le Goéland"
.mp3
3Mo
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Chaque épisode
était joué en musique. Nous pouvions compter sur une
grande variété d’instruments, ainsi que sur des orchestres. La
partition, inspirée du théâtre grec, avec récitant, chœur et coryphée,
respectait les habitudes de travail et les capacités propres des
ensembles, et les emmenait vers un univers musical contemporain, atonal
tout en étant chatoyant, libre de formes tout en étant structuré,
rigoureux tout en étant évocateur.
La mise en scène place
l’action « aujourd’hui ». Le détournement permet que
l’histoire devienne une fable, une légende, un mythe tout en développant
un humour sous-jacent. Hormis la déambulation, les épisodes sont mis en
scène sous forme de tableaux, dans lesquels la sobriété permet
d’atteindre à une bonne qualité d’interprétation, ainsi qu’à une
présence tenue des acteurs.
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entendre
"l'Epave"
mp3
5Mo
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| Les décors sont immatériels : ce
sont des projections de lumière (couleurs, ambiances, formes) et
d’images, fixes (photos) et en mouvement (images vidéo). Les supports
de ces images sont la bâtiment lui-même, ses murs. Chaque lieu a sa
propre ambiance lumineuse : intensité, couleur, traits de lumière
ou nappes diffuses.
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entendre
"le Homard"
.mp3 3Mo |
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| Les costumes sont inventés à
partir de bases contemporaines, complétées et détournées par des éléments,
textiles ou objets, qui, tout en portant du sens, nous emmènent dans un
univers fictionnel. Ici aussi on parle de sobriété signifiante |
entendre"le Scolopendre"
.mp3 3Mo
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photos
A-M Louvet
enregistrement
de la musique Pascal Perrot - studio
Alys
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entendre
témoignage musicien |
interview et prise de son : Nizar
Barakhet (Dyade) |
| aller
sur le site des webtrotters, à Eybens |
entendre
témoignage public |
interview et prise de son : Nizar
Barakhet (Dyade) |
|
voir un
extrait vidéo (Quicktime
26 Mo) |
image : Pierre Garbolino |
| la presse : |
lire
le texte intégral
du spectacle |
|
| "C'est dans la couleur, le son, la
lumière et dans l'enthousiasme que l'auditorium a pris son envol...
L'ouverture de cet équipement a été un succès, succès préparé de
longue date par le collectif d'artistes de l'association pOnt et par tous
les Eybinois qui ont participé à sa préparation..." |
le journal d'Eybens juin 2005 |
|
| "un succès populaire" |
Hervé Guillon, élu |
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