pOnt

association loi de 1901
"la réalisation et la diffusion de la musique sous toutes ses formes, particulièrement en jonction avec d'autres arts"

vous êtes...

un mairie, une commune, un quartier

une bibliothèque ou une librairie

un particulier fortuné ou un lieu patrimonial

nous écrire :
pont@association-pont.org

dernière mise à jour :
le 26 nov. 2007

lien vers : Blues Petrole

lien vers : un regard par-dessus l'épaule

lien vers : etienne- delmas.fr

les liens du site

"Têtes Brûlées"
une installation de Jane Norbury (céramique) et Etienne Delmas (musique)

 

voir la vidéo (6 Mo)

juillet 2002 - musée du vin - Beaune (Saône et Loire) 
vidéo et montage Julien Attard

la presse

 

"Têtes Brûlées" a reçu le haut patronage du ministère de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire.

(lire la lettre de Jack Lang)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Têtes Brûlées" est une exposition qui chante.

description : 9 têtes de terre cuite disposées sur des socles d'acier brossé. Les plus grandes mesurent 2m20, socle compris. 

Visages gothiques ou préhistoriques sexuellement ambigus. Matière tendre à l'oeil, rêche au toucher. 

Chaque "Tête Brûlée", creuse, reçoit un système de haut-parleurs. Chacune a sa propre musique. 

Qu'est-ce que la musique d'une tête ? aussi élémentaire que le matériau utilisé pour la fabrication des têtes, l'argile, la musique des "Têtes Brûlées" est faite de souffles, de voix, de bruits naturels, eau, grillons, oiseaux. Mais son élaboration, contrairement à la technique millénaire de la céramique, fait intervenir les techniques les plus récentes de l'informatique et de l'échantillonnage numérique. 

C'est la voix,la parole, claire ou chuchotée, le chant et le rire. C'est la respiration, le sang dans les artères, le vent et l'eau. C'est la mémoire, la vision la méditation, la fièvre.

Les "Têtes Brûlées" se parlent à elles-mêmes et entre elles. Les deux plus grosses sont synchronisées, leur musique dure une vingtaine de minutes, en boucle. Elles sont l'axe théâtral de l'installation. Ce sont les Reines, les Druidesses.

Ce sont deux solistes. Leur posture hiératique et immobile n'empêche pas l'échange intime de leurs musique intérieure. Échange télépathique ou véhément.

Une cour de cinq "Têtes Brûlées" ponctuent leurs interventions. C'est le Choeur. Sa musique, d'une quinzaine de minutes, en boucle, ménage des silences, tisse des ambiances, va chercher des événements dans la mémoire.

La différence de durée des deux boucles permet au Choeur de se décaler progressivement par rapport aux Druidesses. Les rapports entre eux sont constamment renouvelés.

Les réminiscences, les arrière-pensées ne nous surprennent-elles pas lorsqu'on s'y attend le moins ?

Sur un socle parallélépipédique bas, légèrement à part, deux "Têtes Brûlées" isolées commentent la scène à voix basse. Ce sont "les Chuchoteuses", le recul de nous-mêmes sur nos propres émotions, communications, surprises, passions et souvenirs.

Dans le pire des cas, "les Chuchoteuses" sont notre propre censure. Dans le meilleur, c'est l'humour.

les intentions : la sculpture est un art du temps fixe, alors que la musique est un art du temps qui se déroule.

A chaque "Tête Brûlée" sa voix propre : la sculpture matérialise l'espace, la musique le suggère. Ici les deux arts sont, au sens propre, interactifs.

Nous invitons le spectateur-auditeur dans l'espace d'une exposition, modelé par le temps d'un concert. Cet antagonisme suscite chez le public des mouvements et des immobilités qui ne sont ni exactement les immobilités d'un public de concert, ni exactement les déplacements des visiteurs d'une exposition.

  retour en haut de la page